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Vos
courriers, vos réactions, vos commentaires
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. Elections
- Amel
On
s'étonne qu'il y ait eu une forte
abstention aux élections
municipales. Mais qui dans cette campagne
s'est adressé aux femmes seules sans
emploi ou avec des emplois précaires,
tout comme aux handicapés, aux
chômeurs ou aux Rmistes ? Ces
catégories sociales n'ont-elles pas,
elles aussi, des difficultés à
boucler les fins de mois ? Ne
souffrent-elles pas, elles aussi, de la baisse
du pouvoir d'achat qui rend leur
précarité encore plus difficile
à vivre? N'ont-elles pas, elles
aussi, des problèmes à remplir
leur caddie ou à payer les factures
d'énergie qui ne cessent de s'alourdir
? Entre les uns focalisés sur les
salariés et les autres focalisés
sur les retraités (au motif que ce sont
les retraités qui font les
élections) combien de millions de
personnes sont passées à la
trappe... et n'avaient aucune envie de
voter. Ceux qui veulent rameuter des gens
dans les urnes feraient bien de
réfléchir à ceux à
qui ils s'adressent car ce sont là au
moins 5 à 10 millions d'exclus que l'on a
oublié.
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. Journée
de la femme - Zoé
Je
regrette que la "journée de la femme" du
8 mars ait été la journée
d'Ingrid Bétancourt. Même si
j'ai de l'admiration et de la compassion pour
les souffrances de cette femme, pourquoi faut-il
toujours que la journée consacrée
à TOUTES les femmes soit
détournée pour une cause en
particulier, aussi noble
soit-elle. Décidément, cette
"journée de la femme
dérange.
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. Manque
- Florian
Dans
le monde où nous vivons actuellement,
où tout repose sur le fric et sur le
m'as-tu-vu, les valeurs que véhiculent
Noir Désir, et son leader, nous manquent
beaucoup. C'est un autre
monde....
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. Solidarité
entre femmes - Nina
Je
suis écoeurée de m'apercevoir que
la solidarité entre les femmes est
inexistante. Nombreuses sont les femmes,
persuadées qu'elles ne sont rien sans
leur époux, concubin ou petit ami,
à finir par penser et agir totalement
dans le sens des hommes, au détriment de
leurs propres intérêts. Mon
mari et moi sommes divorcés. Il a
pris un rv avec la professeur principale pour ma
fille. Quand j'ai voulu prendre un rv,
cette professeur m'a répondu que ce
n'était pas nécesaire car elle
avait déjà parlé "à
mon mari". Soit elle n'était pas au
courant du dossier et notamment du fait fait que
nous étions divorcés, ce qui est
grave, soit elle estimait que d'avoir
parlé "à l'homme" (chef de
famille) était suffisant, même si
l'homme en question ne suit pas au quotidien le
cursus scolaire de l'enfant car il n'en a pas la
garde. J'ai été
bouleversée par cette attitude, d'autant
qu'elle provenait d'une femme. Au niveau
social, on reste bien, et toujours, dans le
schéma "putain-maquereau" : une femme ne
peut vivre hors du contrôle de l'homme, ne
peut agir sans son aval. Le pire c'est que
certaines femmes sont conditionnées de
mères en filles pour rester
éternellement des putains à la
solde de maquereaux, et ça marche !!!
Sinon comment expliquer l'élection d'un
homme face à une femme alors que
l'électorat féminin est
majoritaire. Aux USA, Hilary a une chance
d'être élue... parce que
derrière, il y a Bill...
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. L'éducation
des enfants - Julie
Je
voudrais témoigner de ce qu'il en est de
l'éducation des enfants dans une
séparation. On dit qu'il faut les
préserver, mais tout est fait pour qu'ils
trinquent au maximum. L'attribution de la
garde de l'enfant à l'un des parent
devrait l'être pour une période
minimum définie. Dans le cas
contraire, c'est une guerre entre les parents
dont les enfants sont les premières
victimes. Mon fils aîné,
adolescent, est l'une de ces victimes. Mon
ex-mari n'a pas eu la garde des enfants. Il
en avait besoin pour réduire ses
impôts et, parce qu'il ne pouvait
supporter que j'ai une pension
alimentaire, il passait son temps à
gâter notre fils en espérant que
celui-ci demanderait au juge d'être sous
sa garde. De mon côté, je
devais le (notre fils) "caresser dans le sens du
poil", c'est-à-dire faire abstraction de
toute la partie autorité, lui
éviter tout ce qui pouvait être
contraignant. Résultat : notre fils
a "surfé sur la vague" et profitant du
conflit, s'est aménagé un espace
d'enfant-roi de qui il ne fallait rien exiger,
sous peine de "chantage au juge", et à
qui tout était permis : ne jamais donner
un seul coup de main au foyer, passer des heures
derrière un ordinateur, s'allonger avec
des chaussures pleines de boue sur son lit,
insulter son frère ou sa mère.
Tant qu'il y aura une grande disproportion entre
les ressources de l'homme et de la femme, tant
qu'il n'y aura pas de garde-fous qui
définissent une durée minimum dans
l'attribution de la garde des enfants, le sort
des enfants de parents séparés ou
divorcés sera un véritable
désastre, nen déplaise aux
faiseurs de moral qui sont là pour donner
leurs bons conseils. Mon ex-mari, qui a vu ce
que notre fils est devenu, ne souhaite plus du
tout en avoir la garde car il n'a plus aucune
prise sur lui...
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. Atypique
- Marie-Lou
J'avais
pris connaissance de votre plaidoyer pour
Bertrand Cantat, en 2003, alors qu'il
n'était pas du tout dans l'air du temps
d'aller dans ce sens. A l'époque,
rares étaient ceux qui osaient tenir ce
genre de discours, au risque de se faire
incendier. Votre position était
d'autant plus courageuse que vous êtes
féministe et tenez des propos qui
pourraient paraître durs parfois. Les
choses ont bien changé : tous les sites
internet qui s'étaient
défilés à l'époque
(à l'exception de Vince), ont
réapparu comme par magie et il s'en est
même créé de nouveau autour
de Noir Désir. Aujourd'hui, chacun
se vante d'avoir bu sa petite tasse de
café avec le grand Bertrand... des fois
que Noir Désir reviendrait sur le devant
de la scène. Surtout parmi nos bons
intellectuels qui se sont planqués dans
un grand silence lâche au moment des
événements. Et des
féministes prêtes à soutenir
Bertrand Cantat, il en pleut maintenant à
tous les coins de magazines.Tout ceci donne
envie de vomir, autant dans un sens que dans
l'autre. Au lieu de tirer gloire de vos
prises de position de 2003, vous avez
publié un livre qui défend la
cause des femmes et vous le diffusez dans la
plus totale discrétion. Un livre atypique
pour une personne atypique. Merci.
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. Retour
- Nico
A
quand le retour de Noir Désir sur
scène. Et surtout sur le devant de
la scène. Dans la
société où nous vivons,
l'absence de groupes engagés ayant le
poids de Noir Désir manque
cruellement.
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. Changer
le statut - Lamina
Plutôt
que d'encourager les femmes victimes à
quitter leur mari, et uniquement cela, au risque
de les jeter dans des situations horribles, ne
peut-on mettre en place un statut des "femmes
seules" qui leur permettrait d'affronter un peu
plus sereinement tout ce à quoi elle se
retrouvent confrontées ? J'ai
vécu moi-même cette situation et je
me suis retrouvée à
l'hôpital après avoir avalé
une bonne dose de cachets car je n'arrivais plus
à faire face aux procès, à
la recherche d'un emploi, au quotidien avec mes
deux filles, aux harcèlements du
père. Je me sentais
épuisée. Si les femmes
avaient au moins la
sérénité financière
le temps de se relever vraiment. A quand de
véritables mesures pour les femmes
victimes de violences ?
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. Silence
convenu - DEL
Il
est difficile pour une femme victime de
violences d'être entendue dans certains
milieux sociaux. Outre le silence convenu
imposé à ces femmes par un
entourage qui "ne veut rien entendre", elles se
retrouvent très souvent en face
d'interlocuteurs qui ne sont ni plus ni moins
que des collègues de leur conjoint
bourreau exerçant dans les métiers
de la magistrature, du médical ou du
para-médical. Pour témoignage
celui d'une amie qui, suite à une
séparation avec son ex pour coups,
était dans l'impossibilité de
trouver à 50 kms à la ronde un psy
qui n'aurait pas travaillé avec
lui.
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. Lamentable
- Agnès
Je
viens de regarder l'émission de Delarue
sur les violences conjugales dans les milieux
bourgeois (11/12/07). Triste conclusion :
les maris coupables ont été
condamnés à de la prison avec
sursis, leurs ex-épouses se retrouvent au
RMI pour certaines et pour d'autres
privées de leurs enfants. L'un des
maris coupable, un médecin de renom,
continue à exercer malgré la peine
de prison avec sursis à laquelle il a
été condamné. Un autre
femme dont le mari est avocat, doit accepter un
"divorce à l'amiable" et taire tout ce
qu'elle a subi au risque d'affronter des
années de procédure. Tout
ceci est vraiment lamentable et on peut se
demander, effectivement, pourquoi on incite les
femmes à déposer plainte vu ce
qu'elles ont à perdre. A noter,
comme dans votre livre, les participantes
à l'émission ont mis en avant la
violence psychologique qui tue de manière
invisible.
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. Bruit...
et chuchotement - Michel
Pourquoi
ne faites-vous pas plus de bruit autour de votre
livre ? Il y a sans cesse des
émissions, des gens invités sur
des plateaux pour débattre et ces
débats sont finalement stériles
car rien ne semble avoir changé depuis le
drame de Vilnius, malgré tout le tapage
fait autour.
Re
: Pour preuve, ce n'est pas le tapage qui
fait évoluer les choses. Ce livre
suit son cheminement. Et bientôt
ce seront des actes qui
viendront.
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. "Hypocrisie"
- Lune
Après
la "journée de la femme" voilà la
"journée de la femme battue". Quand
cessera t-on ces démonstrations
d'hypocrisie. Quant à
l'égalité salariale, on se tient
les côtes... peut-être en
3012. La loi existe déjà,
mais elle n'est pas appliquée. Un
employeur qui, pour un même poste, a le
choix entre un homme et une femme,
préférera un homme. Moins de
risques d'enfantement puis d'absentéisme
pour cause de progéniture. Mais si
les femmes sont pénalisées durant
leur vie professionnelle ou à la retraite
parce qu'elles enfantent, pourquoi ne pas
compenser cette inégalité par une
cotisation spécifique sur les cotisations
salariales versées par les hommes et qui
serait reversée aux femmes sous forme
d'allocation compensatoire.
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. "Pub
femmes battues" - Zab
C'est
reparti pour une nouvelle campagne pub "femmes
battues". On ne pourrait pas reverser ce
gaspillage d'argent aux femmes qui se retrouvent
dans des situations désastreuses
après des violences conjugales
?
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. "Brute
épaisse" - Emmanuelle
Je
ne savais pas que Bertrand Cantat était
engagé dans certains
combats. J'avais déjà entendu
des chansons de Noir Désir à la
radio mais je ne connaissais pas vraiment le
groupe ni son chanteur. Comme tout le
monde, j'ai découvert le personnage sous
la seule présentation qui en avait
été faite sur les grandes chaines
: un chanteur de rock, donc une brute
épaisse et un type
déjanté. On a pas trop
insisté sur ses combats contre le FN ou
ses concerts de soutien. Même si
ça n'excuse pas tout, ça aide
à comprendre et à remettre les
choses à leur véritable
place.
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. "Femme
battue" - Laura
A
quand la mise en pratique de votre idée
de créer des structures "femmes seules"
plutôt que "femmes battues"? Dans les
pires moments que jai partagés avec mon
compagnon, j'ai essayé une fois de mettre
les pieds dans un centre pour "femmes
battues". Et je me suis vite sauvée
quand j'ai compris que la plupart des
intervenants qui travaillent dans ses structures
sont "formés" et "payés pour",
mais n'ont jamais vécu eux-mêmes ce
genre de situation. Face à eux, on a
l'impression d'être "une pauvre fille",
une "idiote", quelqu'un qui n'a plus de
personnalité et qu'il faut "assister".
Aux yeux des gens, une femme cataloguée
"femme battue" n'a plus droit à la
dignité ou au respect comme si
c'était sa faute si elle était
maltraitée ou salie, comme si, en dehors
de son drame conjugal, elle était
incapable d'être normale, de penser, de
réfléchir. Les gens ne peuvent pas
imaginer à quel point c'est difficile
d'être montrée du doigt et
déshabillée sur la place publique
en tant que "femme battue".
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. Honteux
- Seule
Je
voudrais témoigner d'un épisode
honteux qui m'est arrivé après mon
divorce. Mon ex-mari a conduit mon fils
cadet aux urgences un jour qu'il l'avait pendant
son droit de visite. Il a laissé mon fils
conduire son scooter avec lequel il venait
d'avoir un accident et l'a suivi en voiture avec
un copain. Une fois aux urgences, il a
laissé mon fils et est reparti avec son
copain. Comme ça se passait à
l'hopital où je travaille, j'ai
été convoquée par le
médecin de service (un homme) pendant mon
poste. Il avait les deux pieds sur la table
et m'a fait une belle leçon de morale, me
reprochant de laisser mon fils seul aux
urgences. Je lui ai répondu qu'il
était sous la responsabilité de
son père ce jour là et qu'il
fallait s'en prendre à lui plutôt
qu'à moi. Cette fois, j'ai eu droit
à tout un discours sur "les femmes
divorcées qui ne savent pas s'occuper de
leur gosse" et que c'était "honteux de
laisser la garde des enfants aux bonnes femmes
divorcées". A ses yeux j'étais
pire qu'une prostituée. Dommage qu'il n'y
ait rien pour sanctionner ce genre de
comportement et ce genre
d'homme.
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. "Une
bonne mère" - Jeannie
Votre
livre m'effraie car il met des mots sur une
situation que j'ai vécue et dont je ne me
rendais pas vraiment compte. Mon ex-mari a
une excellente position sociale. Nous nous
sommes séparés car la vie
était intenable. Je subissais des
humiliations de toutes sortes. Une fois par
semaine, il distribuait l'argent de poche aux
enfants et devant eux, il faisait un
troisième tas qui était le mien du
même montant qu'eux. ll voulait leur
signifier ainsi que j'étais à sa
charge, au même titre
qu'eux. Aujourd'hui, nous sommes
séparés, et si je vis le bonheur
d'être "libre" et autonome, je vis dans
l'horreur d'un quotidien où il me fait
payer cher la séparation. Il
surveille mes moindres faits et gestes prenant
prétexte de la "bonne éducation"
des enfants. J'ai des journées qui
n'en finissent plus. Quand j'ai
terminé mon travail, je dois m'occuper
des devoirs des enfants, des tâches
ménagères, des corvées
administratives et de tout le reste. Mais le
pire, c'est de me demander si mon ex-mari va
téléphoner, en prétextant
n'importe quelle excuse, pour me faire des
menaces au cas où je ne serai pas "une
bonne mère".
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. Un
vrai bourreau - Felice
Je
ne me reconnais pas du tout dans ce qui s'est
passé à Vilnius entre ces deux
vedettes. J'ai vécu avec un
bourreau, un vrai, et je peux témoigner
de ce qu'est la vie d'une femme victime de
violences tous les jours. Malheureusement je
n'ai pas le privilège d'avoir toutes les
télés à mes pieds pour
parler de l'homme qui m'a fait
souffrir.
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. Galère
- Noémie
Vous
avez raison de dire que la situation des femmes
seules avec des enfants à charge est
difficile. Quand nous vivions ensemble avec
mon ex-compagnon, je n'ai jamais
travaillé car il me l'avait
demandé, pour que je sois disponible pour
les enfants. A notre séparation j'ai
dû faire des petits boulots pour joindre
les deux bouts. Ma situation
professionnelle n'est pas stable si bien que
d'un mois à l'autre, je ne sais jamais
avec quoi je vais vivre. Dans les aides
sociales, il faut décompter la pension
alimentaire, très faible, que verse mon
ex-compagnon et au bout du compte je n'ai pas
grand chose. Je suis confrontée
à une situation difficile car d'un
côté lui exige que je lui rende des
comptes sur la pension alimentaire qu'il verse
et de l'autre on estime que vu qu'il verse une
pension alimentaire je n'ai pas droit à
certaines aides. Je préférerais
avoir un travail stable plutot que de vivre des
aides sociales car aller pleurnicher dans une
mairie ou ailleurs me donne envie de
vomir. Par moment je
préférerais finir entre quatre
planches.
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. Menaces
de mort - Margot
On
a du mal à imaginer que les menaces de
mort contre Bertrand Cantat viennent des "femmes
battues". Elles ont d'autres soucis
à gérer. Alors qui? Il
faudrait arrêter de prendre les femmes
pour les dindes d'une mauvaise farce. Ce
qui pouvait passer il y a 4 ans dans
l'émotion collective ne passe plus
aujourd'hui. En tout cas, avec ces menaces
de mort, d'autres questions sont
soulevées et il faudrait peut-être
bien en débattre aussi.
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. Payer
pour ceux qui ne paieront jamais -
Silence
"4
ans c'est pas cher payer". Lui au moins a
payé... pour combien qui ne paieront
jamais. Qu'on lui foute la paix. Il y en a
d'autres qui mériteraient bien plus et ne
seront hélas jamais
inquiétés.
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. Ces
hommes qui crient si fort - Joss
j'arrive
à comprendre que des femmes puissent en
vouloir à Bertrand Cantat. Mais qui
sont ces hommes qui crient si fort une
colère qui ne les concerne pas
? Ont-ils quelque chose à se
reprocher ? Comment se comportent-ils eux
dans leur vie personnelle ou professionnelle
vis-à-vis des femmes ?
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. Souhaiter
la mort - Zef
Je
suis sidéré d'entendre encore des
voix regretter que Bertrand Cantat ne se soit
pas suicidé. Comment peut-on
souhaiter la mort de quelqu'un et oser le clamer
si haut ? Ces gens-là ne sont-ils pas des
criminels en puissance?
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|
. Manipulation
des esprits - Georges
La
manipulation des esprits conduit le public a
rejeter ses idoles avec la même force
qu'il les encense. Pourtant on peut
s'interroger sur la responsabilité de ce
même public qui exige de ces mêmes
idoles à la fois un comportement
modèle et du soufre pour alimenter la
presse people. Quand on voit les conneries
auxquelles les stars sont obligées de se
livrer en permanence on peut comprendre que ces
mêmes stars finissent par "péter
les plombs" sous la pression subie. Le
drame de Vilnius n'est rien d'autre que le
résultat de ce pétage de plombs
entre deux stars qui ne vivaient plus dans la
réalité.
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|
. Femme
objet - Cathy
Merci
pour votre livre. Je me suis reconnue ou
plutôt j'ai reconnu ce que j'ai
vécu au moment ou nous nous sommes
séparés avec mon
compagnon. L'avant, le pendant et
l'après sont bien
expliqués. La femme est tellement
fatiguée qu'elle a tendance à tout
abandonner pour être tranquille. Et
c'est une erreur car ça ne lui apporte
même pas cette tranquillité qu'elle
attend. Quand les hommes comprendront-ils
qu'une femme n'est pas un objet qui leur
appartient ?
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.
Exagération - Loïc
Bravo
pour votre livre qui pourrait apporter un grand
réconfort aux femmes en détresse,
mais n'exagérez-vous pas en
écrivant que "à sa place n'importe
quel homme aurait agi de la même
manière" ?
Re
: Plus exactement "ce serait à peine
exagéré" de
l'affirmer. Cette "exagération"
trouve sa justification dans le passage qui,
dans le livre, suit cette
affirmation.
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. Pension
alimentaire - Jean Paul
Je
verse une pension alimentaire assez lourde
à mon ex-compagne avec qui on a
vécu plus de vingt ans et qui n'a jamais
travaillé. Elle a du mal à
trouver un emploi en raison de son âge et
de son incompétence. Apparemment
elle utilise cet argent ailleurs que pour nos
enfants étant donné qu'elle n'a
pas d'autres ressources. Est-ce
normal? Pourquoi ne peut-on pas obliger une
femme à justifier qu'elle utilise bien
l'argent versé uniquement pour les
besoins des enfants?
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. A
propos de banques -
Hélène
Vous
avez raison de dire qu'au niveau des banques et
des assurances, les décisions sont
orientées en fonction du sexe de celui
qu'on a en face de nous. Au moment de notre
rupture la banque semblait défendre les
intérêts de mon mari, puis elle a
continué au niveau des comptes des
enfants. On m'a dit qu'il fallait attendre
la décision du juge concernant la garde
pour que je puisse avoir accès aux
comptes (mon mari estimait que c'était
"son" argent, comme tout le reste qui
n'appartenait qu'à lui). Quand j'ai
eu la garde des enfants, on a
prétexté des impossibilités
techniques pour m'interdire de consulter leur
compte sur internet (seul mon mari y avait
accès) et il me fallait l'accord de mon
mari pour un retrait. Je précise que
nous avons l'autorité parentale
partagée, qu'il n'y a aucune aucune
décision du juge défavorable pour
moi allant en ce sens et que nous devrions avoir
les mêmes droits au niveau de la
consultation des comptes ou des
retraits. Seule explication en dehors du
fait que les revenus de mon mari comparés
aux miens font de lui plutôt un "bon
client" : le conseiller en charge des comptes
est un homme et le directeur
également.
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|
. Les
hommes violents n'existent plus -
MC
C'est
vrai que depuis ce drame on ne peut pas dire que
la situation des femmes a beaucoup
évolué, du moins
positivement. Au bilan, les femmes ont
effectivement gagné un "os à
ronger" et un seul visage à mettre sur
toutes les violences masculines. Et de leur
côté, les hommes sont tous devenus
des saints. Il ne se passe quasiment plus
un jour sans que l'on entende parler des pauvres
papas malheureux parce qu'ils n'ont pas eu la
garde de leur enfant. Ils arrivent à
obtenir en quelques semaines par des lois ce que
les femmes ont mis des siècles à
tout juste obtenir... et même à ne
jamais obtenir. Et pour nous convaincre, on nous
montre des méchantes mamans qui tuent
leurs enfants, des méchantes mamans
"psychologiquement atteintes" à qui on
confie la garde des enfants et contre lesquels
les gentils papas ne peuvent
rien. Même les magazines
féminins s'y mettent où des
soi-disant psy donnent de bons conseils aux
femmes divorcées ou
séparées pour qu'elles
n'altèrent pas la bonne santé
mentale des petits séparés de
leurs gentils papas dont les ex sont visiblement
des harpies. Les hommes violents
? Vous voulez rire, ça n'existe plus
!!!
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|
. Allocations
familiales - Alain
Ne
trouvez-vous pas normal de partager les
allocations familiales dans le cadre d'une garde
partagée?
Re
: Les allocations familiales sont
versées sans conditions de
ressources. Les salaires des femmes sont
très nettement inférieurs
à ceux des hommes, voire même
inexistants. Quel est
l'intérêt de diminuer les
faibles ressources de l'un en augmentant les
confortables ressources de l'autre, sinon
d'affaiblir un peu plus,
économiquement, celui qui
perçoit peu. Sur un autre plan on
imagine la lourde menace économique
que fait peser un homme violent sur sa
compagne démunie. Il appartiendra
à la justice d'être
particulièrement attentive à ce
que ses décisions ne soient pas un
vecteur d'amplification des violences
psychologiques et économiques, en
sachant discerner les motifs réels
d'une demande de garde partagée
formulée par un
père.
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. Concubinage
- Céline
En
lisant votre livre je me suis aperçue de
ma situation de "concubine" et de tout ce que
ça entraine. Avec mon ami nous
avions décidé de vivre ensemble et
que je m'installe chez lui. Nous n'avons
pas l'intention de nous marier, pour rester
libres. Comme je n'ai pas de situation
professionnelle stable pour l'instant, je me
demande en définitive si c'était
une bonne solution vu ce que vous écrivez
dans votre livre sur les femmes qui n'ont aucun
droit. Instructif.
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. L'équilibre
des enfants - Marjorie
L'ex-conjoint
de ma soeur l'accuse de "monter les enfants"
contre lui et veut faire valoir auprès du
juge une attitude regrettable et dommageable
pour leur équilibre. Pour ma part,
je considère que l'attitude qui consiste
à demander aux femmes de subir et se
taire, exonérant ainsi les pères
de toutes responsabilités, est toute
aussi regrettable et dommageable pour
l'équilibre des enfants. Les enfants
voient leur mère au quotidien dans les
difficultés
matérielles. Faute d'explication
elle est seule responsable de ces
difficultés. Quand un homme au
salaire très correct quitte une femme
démunie, dans sa situation, elle ne peut
prétendre à une aide qu'un mois
plus tard. Les enfants sont
confrontés à un changement radical
de situation avec, devant eux, une assiette vide
ou bien peu garnie. Quelle attitude doit adopter
leur mère ? Taire ses rancoeurs
vis-à-vis de son compagnon qui l'a
délibérément mise dans
cette situation pour démontrer qu'elle
n'est pas en mesure d'assumer leur charge
? Se culpabiliser en silence et faire ainsi
le jeu de son ex-compagnon ? Sans doute
serait-il plus sain d'éviter avant tout
que les femmes se retrouvent dans des situations
dramatiques, plutôt que d'exiger d'elles
uniquement le silence ou la
culpabilité. Et comment peut-on
exiger d'une mère qu'elle donne à
ses enfants l'image lissée d'un
père qui, au quotidien, la fait souffrir
par tous les moyens à sa
disposition. La plupart du temps,
lorsqu'une femme "monte les enfants" contre son
ex-conjoint, c'est parce que celui-ci a des
raisons d'être dans le colimateur, et
probablement devrait-il, de son
côté, avoir une attitude qui
apaiserait au lieu d'amplifier les
conflits.
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...vraiment
sans barbelés

Bellaciao,
liberté d'expression
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